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13 février 2009

Cuba lance Nova, sa distribution Linux

C'est à la conférence annuelle sur les communications et technologies qui s'est déroulée cette semaine à la Havane qu'a été officiellement présentée la première distribution Linux de conception cubaine.

Baptisée « Nova », cette distribution se base sur Gentoo et a été réalisée par l'Univesité des Sciences de l'informatique (*) sous l'égide du gouvernement cubain, dont la volonté était de mettre au point un système d'exploitation affranchi des modèles des logiciels propriétaires, en particulier de ceux de Microsoft. Pour le ministre des Communications Ramiro Valdes « avoir un contrôle plus grand sur les processus informatiques est une question essentielle » pour Cuba.

Comme le signale l'agence Reuters, la vente de PC n'est officiellement permise que depuis un an à Cuba, et seules 20 % des machines vendues sont équipées de Linux.

Selon le doyen de l'Ecole du logiciel libre de l'université à l'origine de Nova, Hector Rodriguez, « les logiciels propriétaires peuvent comporter des trous noirs et du code malveillant dont on ne connaît pas l'existence ». Il espère « que d'ici à cinq ans, notre pays aura migré à 50 % vers Linux ».

(*) Universidad de las Ciencas Informáticas (UCI)

               

Par la rédaction, ZDNet France

Source ZDNet

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27 janvier 2009

Linus Torvalds plutôt bienveillant avec Windows 7

Dans un entretien accordé à Computerworld, le père de Linux estime que Windows 7 fera une bonne pub pour Microsoft car il est meilleur que Vista. Il parle également du cloud computing, et dit préférer GNOME à KDE 4.0. Morceaux choisis.        

      

C'est à l'occasion de la conférence Linux.conf.au que Linus Torvalds s'est exprimé sur la version bêta de Windows 7.

Dans une interview au magazine Computerworld Australia, le père du kernel de Linux accorde un satisfecit à Microsoft en affirmant que « Windows 7 est meilleur que Vista, et c'est déjà beaucoup. Microsoft va avoir un énorme avantage en terme de relation public quand les gens vont le comparer à Vista et penser qu'il est au point, si bien que "les anges vont chanter à nouveau" de la même façon qu'ils l'ont fait avec Windows 95 comparé à Windows 3.1. Peut-être que Microsoft l'a d'ailleurs fait à dessein. »

Et Torvalds précise sa pensée en indiquant que « Microsoft s'est aperçu que le cycle de développement de Vista a été trop long et qu'il aurait été idiot de répéter la même chose. Ils ont peut-être visé un cycle de développement de deux ans, et je pense que c'est trop long. Ils devraient dissocier le système d'exploitation des applications, et sortir le premier plus rapidement ». Il considère, par ailleurs, que pour Linux « une sortie annuelle est un cycle raisonnable pour composer une distribution dans son intégralité ».

« Microsoft devrait dissocier l'OS des applications »

A une question sur le fait que les utilisateurs n'ont pas accès au code source dans une architecture cloud computing, il répond que « pour certains types de logiciels c'est le seul modèle ayant du sens. Regardez Google Maps, ça n'a aucun sens de l'héberger sur un appareil ».

Il avoue aussi être récemment passé de l'environnement graphique KDE à GNOME car « KDE 4.0 a été un désastre... Je hais le principe que mon bouton droit (de souris) ne fasse pas ce que je veux qu'il fasse. Mais le modèle "on casse tout" est pénible pour les utilisateurs qui peuvent toujours choisir de passer à autre chose ». Mais les choses évoluant vite, Linus Torvalds concède que « les responsables de GNOME parlent en ce moment de procéder à une "chirurgie" complète, donc ça peut aussi aller dans l'autre sens ».

Enfin, à titre personnel, il indique partager son temps entre Portland dans l'Oregon et l'Australie où il séjourne actuellement pour la Linux.conf.au, car « c'est l'été ici et ça gèle à Portland. Mon boulot est le même, je fais le kernel, personne ne me dit quoi faire et on me paie pour ça, ce qui me convient parfaitement. »

Retrouvez Linus Torvalds dans notre galerie sur les 10 personnalités IT les plus influentes

               

Par Vincent Birebent, ZDNet France

Source ZDNet

27 janvier 2009

Les constructeurs de PC contraints par Bruxelles d'intégrer plusieurs navigateurs ?

Dans sa déclaration de résultats financiers à la SEC, Microsoft indique craindre que la Commission européenne impose aux constructeurs de fournir plusieurs navigateurs dans leurs machines.        

               

Sous le coup d'une enquête de la Commission européenne pour vente liée (suite à une plainte de l'éditeur norvégien Opera software), Microsoft pense que les autorités de Bruxelles pourraient forcer les constructeurs de PC et les intégrateurs (OEM) à livrer plusieurs navigateurs avec leurs PC sous Windows, au lieu du seul Internet Explorer comme c'est souvent le cas aujourd'hui.

C'est ce que la firme de Redmond affirme dans sa déclaration à la SEC, le gendarme de la Bourse aux Etats-Unis, concernant ses résultats financiers pour le 4e trimestre 2008 (clos le 31 décembre 2008). Microsoft craint également une forte amende dont le montant serait calculé sur les ventes de Windows au sein de l'Union européenne.

Pas de commentaire du côté de Bruxelles

Autre inquiétude, l'éditeur pourrait se voir contraint de désactiver certaines lignes de code dans Internet Explorer, si un client opte pour un autre navigateur préinstallé sur son PC.

Dans ce document, Microsoft confirme, par ailleurs,  qu'une seconde enquête de la Commission européenne a été lancée en janvier 2008 sur les produits bureautiques de la famille Office, suite à une plainte déposée par une association de concurrents de Microsoft.

Joints par ZDNet.fr, les représentants de l'exécutif européen ont refusé de commenter les craintes de Microsoft.

               

Par Vincent Birebent, ZDNet France

Source ZDNet

24 décembre 2008

Java plus rapide sous Linux que sous Vista

Le site Phoronix a comparé les performances respectives d'un même PC portable sous Windows Vista Premium et Linux Ubuntu avec une série de benchmark Java. Ubuntu s'en tire le mieux, avec des gains de performances entre 5 et 50 % suivant les tests.

Pour effectuer cette comparaison, le site Phoronix a utilisé un PC portable Inspiron 1525 de Dell, équipé d'une puce Core2Duo T5800 d'Intel (cadencée à 2 GHz), de 3 Go de mémoire DDR2 et d'un disque dur de 250 Go. Cette machine tournait, d'un côté, avec Windows Vista Premium SP1 et Java en version 1.6.0_07, et, de l'autre, avec Linux Ubuntu 8.10 avec une version 1.6.0_10 de Java.

Réalisée avec Sunflow Rendering System, Bork File Encrypter, Java SciMark et Java 2D Microbenchmark, cette série de tests a mis en évidence une large supériorité d'Ubuntu sur Vista, avec un gain de performance pouvant aller jusqu'à 50 % en faveur du premier cité.

Si au niveau graphique, le test Sunflow Rendering System a vu les deux OS au coude à coude, le temps d'encryption (c'est-à-dire appliquer un cryptage à un fichier) avec Bork File Encrypter 1.4 a largement donné l'avantage à Ubuntu qui s'est avéré 40 % plus rapide que Windows Vista.

Vista supérieur à un seul test

Constat similaire avec Java SciMark 2.0 où le test Successive Over Relaxation a montré un Ubuntu 33 % plus performant que Windows Vista, et le second bench, nommé Fast Fourier Transform, s'est révélé en moyenne 30 % plus rapide sous l'OS libre que sous l'OS de Microsoft.

Enfin, à l'indice composite de Java Scimark 2.0, qui compile les résultats des différents tests de ce benchmark, Java sous Ubuntu est 50 % plus performant que son homologue sous Windows Vista.

Seul test où Vista réussit à tirer son épingle du jeu est le Java 2D Microbenchmark, un autre test graphique, où la version Vista de Java s'est révélé environ 25 % plus performante que la version Linux. Mais selon les journalistes de Phoronix, cette différence vient principalement d'une absence d'optimisation des pilotes du circuit graphique intégré i965 d'Intel sous Linux, plus que d'une véritable lacune du stack Java sous Ubuntu.

               

Par Vincent Birebent, ZDNet France

Source ZDNet

24 décembre 2008

La Linux Foundation change de directeur technique

La fondation Linux, qui préside aux destinées des composants de base du système d'exploitation, vient de nommer son nouveau CTO (Chief Technical Officer) : Ted Ts'o, premier Nord-Américain à avoir contribué au kernel de Linux.

Jusque-là membre du staff technique chez IBM en charge des solutions Linux temps réel, Ted Ts'o aura surtout comme tâche de superviser les travaux autour de LSB (Linux Standard Base) et de différentes initiatives de la Linux Foundation, comme Open Printing. Il remplace à ce poste de directeur technique, Markus Rex, parti chez Novell pour prendre le poste de directeur général et senior vice-président de la division Open Platform Solutions Business.

Ted Ts'o retournera chez IBM à l'issue de ses deux ans de « compagnonnage » au sein de la Linux Foundation.

               

Par la rédaction,

Source ZDNet

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21 décembre 2008

Adobe AIR pour Linux passe en version finale

Adobe a mis un terme à la phase de bêta test de AIR sous Linux. La version finale intègre le support complet de Flash 10 et les DRM. La prochaine étape est l'adaptation d'AIR pour les appareils mobiles.

Déjà disponible depuis quelques mois en version finale pour Mac OS et Windows, la technologie AIR (Adobe Integrated Runtime) est désormais finalisée sous Linux... ou presque. En effet, cette version n'est compatible qu'avec trois grandes distributions : Ubuntu 7.1 et ultérieurs, Fedora 8.1 et ses successeurs, et OpenSUSE à partir de la version 10.3.

Rappelons que Air permet aux développeurs de concevoir des applications RIA (Rich Internet Applications) utilisables en ligne et hors ligne, et proposant des contenus dits « riches » tels que de la vidéo. Chacune d'elles peut être sortie du navigateur pour être intégrée directement au bureau de Windows, de Mac OS et désormais de Linux.

Outre la correction de quelques bugs présents sur les versions de test, Adobe a introduit quelques changements d'importance. Le premier concerne la prise en charge de Flash 10 et de son système de DRM pour les vidéos. Ce support de Flash 10 apporte aussi la prise en charge d'animation 3D et des textes en haute résolution.

Une même plate-forme sous Mac OS, Windows et Linux

Avec cette version finale, Adobe remplit enfin sa promesse envers les développeurs : leur proposer une même plate-forme quel que soit le système d'exploitation sur laquelle elle tourne. Ils peuvent ainsi composer des applications AIR sans se soucier d'éventuelles différences entre leur rendu sous Mac OS, Windows ou Linux. Et même si « moins de 2 % des clients utilise Linux » selon Adrian Ludwig, chef de produit plate-forme chez Adobe, AIR pour Linux est essentiel dans la stratégie de l'éditeur américain qui veut être présent sur tous les marchés.

La prochaine étape pour les développeurs d'Adobe est de porter AIR sur des appareils mobiles, en commençant par les terminaux « mid-mobiles », c'est-à-dire à mi-chemin entre le téléphone portable et le netbook. Aucun calendrier n'a été divulgué sur la disponibilité de ces version mobiles.

Suivez l'actualité d'Adobe sur ZDNet.fr

               

Par Vincent Birebent, ZDNet France

Source ZDNet

16 décembre 2008

Le fondateur de Netvibes planche sur un OS pour Netbook

À peine six mois après avoir quitté la présidence de Netvibes, qu'il avait fondé en 2005, Tariq Krim annonce un projet de système d'exploitation pour netbook prévu pour sortir en 2009. Baptisé JoliCloud, cet OS sera basé sur Linux et devrait être optimisé pour le surf et le Cloud computing, d'après la page d'accueil de son site.

Si assez peu d'informations ont filtré sur le sujet, Tariq Krim, contacté par ZDNet.fr, nous a indiqué qu'une version bêta de ce système d'exploitation sera disponible début 2009, ainsi qu'un blog pour indiquer l'avancé du projet. Et Tariq Krim de nous donner rendez-vous à ce moment-là pour détailler JoliCloud.

               

Par la rédaction, ZDNet France

Source ZDNet

12 décembre 2008

400 téraoctets de données pour étudier le réchauffement climatique

Les changements climatiques passés permettent de connaître ceux à venir, estiment des scientifiques européens qui travaillant sur un projet de simulation. Les données collectées pour analyse sont stockées dans une base de données sous Linux de 400 téraoctets.

Comprendre l'avenir du climat en étudiant les changements qui se sont produits dans le passé : c'est l'idée du projet scientifique de grande envergure lancé par l'Union européenne pour lutter contre le réchauffement climatique. L'objectif est d'aider les gouvernements à prendre des décisions à la lumière de résultats considérés comme fiables.

Les travaux ont lieu au Max Planck Institute for Meteorology, basé à Hambourg (Allemagne), auquel participent des scientifiques de tous les pays. Ils utilisent un outil de modélisation, baptisé Millennium Simulations, qui retrace les changements climatiques qui ont eu lieu au cours du millénaire écoulé, et fait des prévisions pour les cent prochaines années ou plus.

Une multitude de facteurs sont pris en compte : l'impact de l'activité humaine - empreinte écologique humaine, cultures, déforestation ou brûlis par exemple - et les phénomènes naturels, notamment volcaniques. L'outil de simulations contient des modèles pour l'atmosphère, les océans, la surface de la planète et la biogéochimie marine.

Déjà 50 téraoctets de données obtenus...

Pour décortiquer les résultats obtenus par les modélisations et simulations, des scientifiques de toute l'Europe exploitent Géant2, un réseau de réseaux nationaux reliant universités et centres de recherche dans toute l'Europe. Géant2 est également exploité par les scientifiques travaillant sur le LHC du Cern, le plus grand accélérateur de particules au monde.

A ce stade, les simulations ont déjà produit plus de 50 téraoctets (To) de données, indique Reinhard Budich, responsable projet au Max Planck Institute for Meteorology. « Une des simulation que nous faisons, sur une période de 1000 ans, a livré environ 2,5 To de données que nous nous partageons, pour les analyser. Or nous n'en faisons pas qu'une, plusieurs étant nécessaires pour réaliser différentes modélisations selon différents critères de changement climatique ».

...stockés dans la plus grande base Linux au monde

L'ensemble des données générées par Millennium Simulations est stocké au World Datacentre for Climate, lui aussi situé à Hambourg au German Climate Computing Centre. Cette base de données, qui représente pas moins de 400 To, est la plus grande base au monde sous Linux. Avec une vitesse de transfert entre ce centre et le Max Planck Institute de 655 Mb/s théoriques. « Nous ne pouvons pas nous permettre mieux, car c'est une question de coûts », ajoute Reinhard Budich.

En effet, l'urgence de décisions pour lutter contre le réchauffement pâtit de freins techniques. « Les chercheurs doivent partager la bande passante. Nous sommes 400 utilisateurs enregistrés rien que dans notre centre, alors le transfert en pâtit, variant selon l'heure, l'usage qui en est fait etc. Dans l'idéal, il faudrait pouvoir réserver de la bande passante pour une application, avec un créneau horaire et une quantité de données définis ».

Le projet a également besoin d'améliorations au niveau de la récupération de données, qui peut prendre des heures. « Une grande partie des données est stockée sur bande car nous n'avons pas assez d'espace disque. Les données les fréquemment sollicitées pour analyse sont donc conservées sur disque, l'autre support étant privilégié pour les données les moins demandées ».

Les résultats seront autant d'informations pour produire le rapport du Intergovernmental Panel on Climate Change, organe qui éclaire les gouvernements sur les décisions à prendre concernant l'environnement. Elles sont aussi une mine d'or pour les scientifiques, météorologistes et historiens.

Avec Béatrice Gay, ZDNet.fr

               

Par Jo Best, Silicon.com

Source ZDNet

5 décembre 2008

Pingouin

pingouinqc5

5 décembre 2008

Client léger : IBM part à l'assaut de la suprématie de Microsoft en entreprise

Big Blue va lancer une offre de bureau virtuel sous Linux tournant depuis un serveur distant et fournissant un système d'exploitation et des applications sur client léger. Sa promesse : une alternative économique aux solutions Microsoft en entreprise.

IBM veut écrire un nouvel épisode de la "saga du client léger". D'après le Wall Street Journal, Big Blue finalise une offre de bureau virtuel sous Linux destinée à des clients légers, sans disque dur ou processeur puissant. Fonctionnant depuis un serveur d'applications distant, ces bureaux pourront être livrés avec une ou plusieurs applications, elles aussi hébergées sur un serveur.

Côté prix, Big Blue opte pour une approche assez agressive : de 59 à 289 dollars par utilisateur, suivant le nombre de logiciels installés sur ces bureaux virtuels et les services qui leur sont associés. Selon le quotidien américain, qui cite des estimations fournies par IBM, ce type de solution pourrait faire épargner jusqu'à 800 dollars par poste à une entreprise, par rapport aux coûts d'acquisition et de maintenance d'un PC équipé de Vista, de la suite Office et d'outils de travail collaboratif fournis par Microsoft. 

Une politique tarifaire agressive

« Déployer votre technologie de cette façon va vous faire économiser environ 50 % de vos coûts totaux. Comme les clients font face à une situation économique de plus en plus compliquée, ils font attention à tous les éléments dans lesquels ils dépensent de l'argent. » a déclaré Jeff Smith, vice-président chez IBM en charge de l'open source et de Linux,   au Wall Street Journal

Le principe de proposer des machines de bureau sous Linux aux entreprises n'est pas nouveau. Mais le contexte de crise économique est certainement le bon moment pour le relancer. Utiliser des applications légères hébergées sur un serveur en entreprise est une option qui peut convaincre à la fois les DSI et les directeurs administratifs et financiers. Peut-on imaginer meilleure période pour attaquer frontalement le prix des licences Microsoft sur le marché des applications bureautiques et collaboratives ?

                               

Par Vincent Birebent, ZDNet France

Source ZDNet

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