mercredi 7 mai 2008
Le SP3 de Windows XP disponible sur Windows Update
Microsoft diffuse enfin sa mise à jour pour Windows XP en contournant le problème de compatibilité rencontré. Windows Update filtre simplement les machines pouvant télécharger le SP3 sans problème. Un correctif sera disponible à la fin mai.
Avec une semaine de retard, Microsoft publie le Service Pack 3 pour Windows XP sur son centre de téléchargement et sur son service Windows Update. Cette mise à jour avait déjà été diffusée depuis quinze jours auprès de la communauté TechNet et du Microsoft Developer Network.
Le retard est attribué à la découverte inopinée d'une incompatibilité du SP3 avec une solution de gestion de la logistique des ventes da la gamme Dynamics Retail Management System (RMS) - série de produits proposée par Microsoft aux PME-PMI.
Le problème n'a pas été corrigé, l'éditeur a simplement mis en place un filtrage lorsque l'utilisateur tente de télécharger le SP3 via Windows Update ou Windows Server Update Services (sa déclinaison pro). Une vérification préalable est faite sur le système et, si RMS est présent, le SP3 n'est pas proposé.
Le véritable correctif est toujours en cours d'élaboration ; selon Microsoft France, il devrait être disponible d'ici à la fin mai. Quant à la diffusion du SP3 via les mises à jour automatiques de Windows, elle est attendue pour l'été.
Nouveauté du SP3 : la plate forme NAP
Rappelons que la seule réelle nouveauté du SP3 concerne les entreprises, avec l'intégration d'un client NAP (Network Access Protection). Il s'agit d'une plate-forme qui permet de gérer à distance la sécurité des PC connectés à un réseau d'entreprise et de mettre éventuellement en quarantaine les postes présentant un risque.
Développée à l'initiative de Microsoft avec une quarantaine de partenaires - dont Nortel, Capgemini et Trend Micro -, NAP attribue des certificats aux machines après avoir évalué leur niveau de sécurité. Elle prend en compte, par exemple, le degré de mise à jour de l'antivirus ou du système d'exploitation. En fonction du certificat, les échanges de données en provenance d'une machine peuvent être bloqués.
Ce système est déjà présent dans le pare-feu de Vista. Pour le reste, le XP SP3 accumulera des correctifs de sécurité publiés depuis la sortie du SP2.
IL est à noter, par ailleurs, que l'incompatibilité avec RMS affecte aussi Windows Vista SP1, qui est cependant resté disponible sur Windows Update. Cette mise à jour bénéficie aujourd'hui du même système de filtrage que le SP3 d'XP. Microsoft avait simplement interrompu le téléchargement automatique du SP1 de Vista, qu'il a repris également le 6 mai.
Télécharger le Service Pack 3 de Windows XP
Par Christophe Guillemin, ZDNet France
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Source ZDNet
Yahoo-Microsoft : le plus dur est peut-être à venir pour le portail
Yahoo pourrait connaître une période de turbulences : son P-DG doit convaincre des actionnaires critiques, ses alliés potentiels AOL et Time Warner semblent aux abonnés absents, et Microsoft pourrait revenir à la charge dans quelques mois.
Le retrait, samedi 3 mai, de l'offre de rachat de Microsoft, place aujourd'hui le portail américain dans une position inconfortable, qui lui a valu d'être sanctionné dès hier en Bourse.
À deux mois de l'assemblée annuelle des actionnaires de Yahoo, son P-DG Jerry Yang, critiqué ouvertement par certains, doit, s'il veut conserver son poste, convaincre désormais que son plan B peut valoriser Yahoo bien au-delà de 33 dollars (prix par action proposé par Microsoft) d'ici à un an.
En attendant, le titre a cédé 15 %, et Steve Balmer, le patron de Microsoft, pourrait n'avoir fait que reculer pour mieux sauter et envisager de faire une nouvelle offre inférieure à la première avant la fin de l'année, si Yahoo ne se redresse pas d'ici là.
Jerry Yang, P-DG de Yahoo, sous pression
Sous pression depuis trois jours, Jerry Yang se dit prêt, dans ses confidences à la presse financière, à engager de nouvelles discussions avec Redmond. En fait, une nouvelle bataille s'engage, au cours de laquelle il va devoir démontrer qu'un partenariat avec Google ou une alliance avec le fournisseur d'accès AOL pouraient faire croître la valeur de son groupe. Une stratégie qui dissuaderait définitivement Microsoft, si Yahoo venait à sous-traiter la publicité de son moteur de recherche à Google.
« De notre point de vue, un tel arrangement avec le moteur de recherche dominant rendrait toute acquisition de Yahoo indésirable pour nous », écrit Steve Balmer dans une lettre adressée à Jerry Yang, dont se fait l'écho Times Online.
Pour certains observateurs, comme Martin Sorrel, P-DG du groupe publicitaire WPP, les vrais perdants dans cette affaire, pour l'instant, sont les annonceurs et les agences de publicité « pour qui la perspective de voir le marché s'équilibrer un peu mieux s'éloigne ».
Que vont faire AOL et News Corp ?
La direction de Yahoo se dit convaincu que l'offre de Microsoft était sous-évaluée. « Nous avons toujours eu le sentiment que la plate-forme Yahoo était sous-valorisée ou sous-estimée par le marché », a expliqué Jerry Yang.
Mais depuis le rejet de l'offre, il pourrait voir certains de ses alliés potentiels lui tourner le dos. Ainsi AOL, filiale de Time Warner en quête de fusion, aurait-elle contacté Microsoft dans le dos de Yahoo, à l'issue du week-end, en vue d'un possible rapprochement avec le géant du logiciel. Quant aux intentions de News Corp., avec qui Yahoo discute également, elles ne sont pas plus claires.
Au final, Google, détenteur de près de 30 % du marché mondial de la publicité en ligne, et face auquel ni Microsoft (7 %), ni Yahoo (15 %) ne peuvent faire barrage seuls, reste pour l'instant le grand gagnant de cette OPA avortée.
Par Philippe Astor, ZDNet France
Yahoo signe avec McAfee pour marquer les sites dangereux
Le portail américain a passé un accord avec l'éditeur de logiciels de sécurité McAfee afin de pouvoir signaler, dans les pages de résultats de son moteur de recherche, les sites web qui sont potentiellement dangereux.
C'est la solution SiteAdvisor qui doit permettre à Yahoo d'ajouter systématiquement, à la référence de ces sites dangereux dans ses pages, un message d'alerte en rouge avec un lien vers des informations plus explicites sur le péril qu'ils représentent. En retour, l'éditeur de logiciels assurera la publicité de ses outils de diagnostic auxquels l'internaute peut accéder d'un clic de souris depuis la bulle d'information attachée aux messages d'alerte.
La cible de ce marquage au fer rouge ? Tous les sites qui hébergent des spywares, malwares et autres adwares ou fichiers vérolés, ceux qui pointent vers eux, et ceux qui sont connus pour collecter des adresses e-mail à des fins de spamming.
Par La rédaction, ZDNet France
Riposte graduée : le projet de loi préconise un an de suspension de l'abonnement internet
Le projet de loi destiné à lutter contre le téléchargement illégal, actuellement devant le Conseil d'Etat, prévoit un an de suspension d’abonnement à un FAI, sauf si l’internaute reconnaît les faits. Dans ce cas sa suspension sera plus courte, d'un ou de six mois.
Les internautes qui téléchargent de manière illicite des oeuvres protégées par le droit d'auteur pourraient voir leur abonnement suspendu pendant un an. Une période durant laquelle ils continueraient de payer leur FAI et seraient dans l'incapacité de « souscrire un autre contrat de même nature auprès de tout fournisseur ».
Cette nouvelle disposition pour lutter contre le piratage est inscrite dans le projet de loi « relatif à la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) ». Du moins dans sa version la plus récente, c'est-à-dire celle étudiée actuellement par le Conseil d'État, et dont le collectif « La Quadrature du Net » s'est procurée une copie.
« Cette version confirme l'extrémisme de ses rédacteurs » estime Christophe
Espern, cofondateur du collectif. « « Ce texte est contraire au droit
communautaire, que ce soit sur le terrain des droits fondamentaux ou de
la libre concurrence. Il nie la réalité sociale, économique et
technique démontrant l'absence totale de réflexion des pouvoirs publics
français sur les enjeux du numérique.» poursuit-il.
Collaborer pour réduire la sanction
Le texte prévoit toutefois un moyen pour échapper aux douze mois de coupure d'internet : collaborer avec l'autorité administrative chargée de lutter contre le piratage. La personne en infraction se verrait proposer « une transaction » donnant lieu à « la suspension de l'accès au service pour une durée plus courte, d'un mois ou de six mois ».
Pour en bénéficier, l'abonné devrait reconnaître les faits qui lui sont reprochés et s'engager à respecter la loi. Mais, en reconnaissant les faits, il perd du coup ses possibilités de recours et de contestation.
Dans le cadre d'un abonnement à une offre triple play, seul l'accès internet pourra être coupé, mais pas celui au téléphone ou à la télévision. « La suspension de l'accès s'applique strictement et limitativement à l'accès à des services de communication au public en ligne. Lorsque ce service d'accès est acheté selon des offres commerciales composites incluant d'autres types de services, tels que services de téléphonie ou de télévision, les décisions de suspension ne s'appliquent pas à ces services », peut-on lire dans le texte.
Les abonnés au triple-play à l'abri
Sauf que techniquement, il pourra être difficile de ne couper que l'accès au Net. C'est pourquoi, dans le cas où l'isolement d'un service en particulier, n'est pas possible, le projet de loi prévoit qu'aucun des accès ne soit coupé.
Les abonnés au triple play seraient donc relativement à l'abri de ces mesures. « Ce qui constitue une rupture du principe d'égalité devant la loi et est donc anticonstitutionnel », estime-t-on à La Quadrature du Net.
Enfin, le texte précise que toute personne ayant porté atteinte à « au moins une oeuvre ou un objet protégé par un droit d'auteur ou par un droit voisin » peut être visé par ces mesures. L'idée d'un contrôle dépendant du volume de fichiers échangés n'est donc plus d'actualité. En outre, il n'y a pas de différence faite entre le téléchargement et la mise à disposition.
Après le Conseil d'État, le texte doit passer en Conseil des ministres ce printemps, puis devant le Parlement au plus tard à l'automne.
Par Christophe Guillemin, ZDNet France







